Le 3 juillet dernier, lors des la dernière assemblée générale de l’ADPSO, la création d’un port à sec que veut créer le SMPBA au pôle nautique de la Pointe au Lapin Blanc avait été largement débattue mais plus particulièrement l’arrêté du 22 mai de Madame la Préfère de la Gironde concernant l’article 23 interdisant d’accueillir pour ce projet les bateaux ayant reçus par le passé des peintures antisalissures comme des antifoulings.
Les écologistes et certaines associations et collectivités recommandent aux propriétaires d’enlever leurs bateaux qui bénéficient d’une place dans un port ou au corps morts car la plupart passent toute l’année sur la vase ne faisant que quelques sorties. De l’avis de tous, l’hivernage de bateaux à terre qui devrait permettre de préserver une meilleure qualité des eaux du Bassin serait également une solution pour les ostréiculteurs de rendre leurs exploitations plus rentables, ce qui n’est pas le cas à aujourd’hui.
Une autre solution qui permettrait de sauvegarder cet environnement maritime est la mise des navires et des embarcations sur des racks dans un port à sec ce qui pourrait être l’avenir de la plaisance pour les prochaines décennies.
Imaginons qu’une vingtaine de villes autour du Bassin propose un port à sec de 350 places cela ferait 7 000 bateaux en moins sur les 12 à 13 000 recensés à l’année alors comme le titre le journal Sud-Ouest du 14 juillet : « Pourquoi le projet de port à sec est fragilisé ».
Ce qui est sûr c’est qu’il y a un consensus général, en espérant qu’il ne soit pas de façade, entre la préfecture qui maladroitement a pondu un arrêté de non-sens mais qui est pour le projet, le SMPBA qui veut créer un port à sec mais en acceptant les bateaux ayant reçus des biocides sur leur coques, les plaisanciers qui trouveraient ainsi un gardiennage pour la sécurité de leurs navires et la ville de La Teste de Buch dont le Maire a indiqué : « Je réaffirme mon plein soutien à ce projet qui constitue une réponse aux enjeux de gestion des usages nautiques contribuant à la préservation du milieu marin et permettant une évolution plus respectueuse de l’environnement en espérant, une exploitation de ce port à sec dans les meilleurs délais ».
Seule petite ombre à ces propos, c’est que Monsieur le Maire ne souhaite pas s’engager dans une démarche de recours gracieux auprès de Madame la Préfète concernant l’article 23, souhaitant partager l’objectif fixé dans ce dernier qui vise à réduire progressivement l’utilisation des biocides tout en constatant que l’arrêté comporte des marges d’interprétation. »
Enfin, l’interdiction de ne pas accepter des bateaux ayant été traités aux antifoulings ne repose sur aucun fondement juridique ou sur des techniques établies car ces peintures qui ont très rapidement neutralisées dans le temps ne sont pas interdites dans les Etats de L’Union Européenne. Enfin, on ne peut que constater que le port à sec d’Arcachon situé à quelques centaines de mètres, n’a pas semble-t-il les mêmes contraintes.
Il faut donc espérer que chaque partie se réunisse pour discuter sur le bienfondé ou non de la création d’un port à sec à La Teste de Buch mais les arguments de chacun sont tellement proches qu’il serait catastrophique de laisser perdurer plus longtemps les conséquences actuelles de certains bateaux ventouses qui polluent notre Bassin d’Arcachon.
Pour l’ADPSO. Le secrétaire Claude Badet
Fait à La Teste de Buch le 16 juillet 2026.

