LA GARDE BARRIERE DU PASSAGE A NIVEAU (PN 21) CHEMIN DE MARIOLAN DE LA TESTE.
Un peu d’histoire locale sur le quartier de la Règue Verte et la garde barrière (PN 21) du chemin de Mariolan de La Teste de Buch.
L’Association (Testerine) de Défense et de Promotion du Site Ouest (ADPSO) milite pour la protection des Prés Salés Ouest et tout ce qui les entoure. Son objectif actuel est sa demande à la SNCF de déconstruire la garde-barrière (PN 21) du chemin de Mariolan située sur la commune de de La Teste de Buch laissée en état d’abandon.
Avant la disparition espérée de cette bâtisse, il nous a paru nécessaire de faire un retour historique de ces lieux.
Le chemin de fer de Bordeaux à Arcachon.
Avant d’atteindre Arcachon, qui n’existait pas encore, le chemin de fer, qui partait de Bordeaux, de la gare de Ségur, rue de Pessac, atteignait La Teste après s’être arrêté dans 22 stations. Il fut inauguré le 6 juillet 1841.
C’était l’un des premiers chemins de fer de France, il était à voie unique et sera doublé en 1855 pour redevenir voie unique durant la guerre de 14-18. La double voie sera rétablie en 1920.
Les barrières de franchissement des voies ferrées.
Le règlement de la Compagnie du 11 mai 1842 prévoyait qu’aux points où la voie ferrée coupait des chemins, il serait établi de chaque côté une barrière et qu’à chacun de ces passages à niveau serait affecté un garde chargé de fermer la barrière avant le passage du train et de l’ouvrir après le passage.
Les gardes barrières étaient en même temps cantonniers, chargés d’entretenir les voies.
De 64 à l’origine, ils passèrent à 41 en 1852 et à 39 en 1853. A l’heure du passage du train, ils devaient se placer le long de la voie à une distance leur permettant de se voir et de signaler l’arrivée du convoi, de jour en agitant un drapeau rouge, de nuit une lanterne rouge et par temps de brouillard en émettant des coups de sifflet. Cette signalisation par lanterne et drapeau fut supprimée le 1er octobre 1852.
Cette ligne était déficitaire, elle fut sauvée grâce à Émile Pereire qui ayant fondé en 1852 une société de chemin de fer appelée La Compagnie des chemins de fer du Midi, acheta la ligne de Bordeaux à La Teste.
Une gare pour Arcachon.
Les Pereire voulaient créer un lotissement de luxe dans la ville d’hiver d’Arcachon. Pour cela, il s’agissait de créer une commune indépendante de celle de La Teste et d’y faire venir le train. Un décret impérial de 2 mai 1857 donna naissance à Arcachon.
Le prolongement de la ligne de chemin de fer de La Teste vers Arcachon fut l’affaire d’Adalbert Deganne. Cet étranger au Pays de Buch, originaire du nord de La France qui était venu participer à la construction de notre ligne de chemin de fer, qui s’était marié avec la testerine Nelly Robert en 1844 et qui lui avait apporté en dot plusieurs hectares de la forêt d’Arcachon qu’il s’empressa de lotir.
En 1853, il fit construire le château au style anachronique qui porte son nom et qui reste aujourd’hui un des symboles de la ville d’Arcachon.
Afin de protéger ses biens, Deganne, ingénieur des chemins de fer entreprit de sa propre initiative le rallongement de la ligne du chemin de fer vers la future commune.
Les Ponts et chaussées avaient également des projets pour le chemin de fer d’Arcachon. Ils prévoyaient deux gares, l’une au débarcadère et l’autre au pied de l’église Notre-Dame.
Deganne soutenu par La Compagnie du Midi, cherchait l’efficacité c’est à dire une réalisation à moindres frais. Ce prolongement devait être le plus court possible avec une seule gare. L’emplacement de cette dernière sera situé au centre de la ville. En sortant de la gare, les voyageurs qui apercevront le magnifique château, éloigné des fumées et du bruit pouvaient commencer à rêver.
Il fallait faire vite, les travaux comprenaient la traversée de la dune de la Règue Blanque et cela exigeait le déplacement d’énormes quantité de sable. Commencés en Avril tout fut terminé en Juillet 1857.
La commune d’Arcachon existait depuis le 2 mai 1857, elle possédait une gare de chemin de fer dès le 26 juillet de cette même année.
Le tracé de cette ligne apparaît nettement sur le plan général d’Arcachon dressé par M. Pichou en 1908, (voir ci-dessous).
La gare de La Teste a été démolie et transférée sur la partie sud de la ligne.
Après avoir coupé la Rue du Port, protégée par la barrière numéro 3, la nouvelle ligne franchie un nouveau passage à niveau : le numéro 2-2 avant de faire une première courbe vers la droite pour entourer les Près Salés Ouest.
Le chemin continue en ligne droite, en franchissant la barrière numéro 2-1 et en laissant le bois de chêne appelé Forêt de L’État et plus tard La Règue Verte.
Le train qui a accéléré va devoir ralentir énormément afin d’aborder une nouvelle courbe vers la gauche et franchir la tranchée faite dans la Règue Blanque. Il débouche alors sur un espace plus large où le sable est maintenu sur sa droite par mur de pierre imposant. Voilà la barrière numéro 1, du Cours Desbiey que l’on franchi à très faible vitesse.
Nous arrivons en gare d’Arcachon, c’est le terminus.
Le quartier de Lagrua à La Teste.
Ce quartier qui ne fut pas un véritable quartier, était autrefois un simple chemin vicinal le N°52 de la forêt d’Arcachon. Robert Aufan dans La Teste de Buch racontée par ses rues et lieux-dits explique que ce chemin reprenait, à partir d’une partie de la rue Lagrua actuelle, l’ancien tracé du chemin de La Teste à La Chapelle d’Arcachon.
Un « grua » est un marais, un marécage. La route empierrée de La Teste au débarcadère d’Arcachon était terminée en 1845, a joué le rôle d’une digue vis à vis des eaux du bassin, asséchant cet espace.
En 1908, le poste du garde barrière numéro 2-1 est bien représenté et c’est la seule habitation proche.
Le nom du chemin allant du carrefour de la rue de la Règue Blanque au carrefour de Camicas de la voie directe d’aujourd’hui porte le nom de chemin de Mariolan. Cette dénomination « chemin de Mariolan » apparaît officiellement le 6 janvier 1970 (Décision du Conseil municipal de La Teste)
Mariolan. C’est le nom d’une personne. Robert Aufan, écrit :
« C’est le nom d’une famille dont le caveau se trouve au cimetière d’Arcachon qui devait être propriétaire des terrains situés au bout du chemin Lagrua, là où se trouvent les services techniques de la ville d’Arcachon « .
Ma généalogie familiale rejoint l’histoire locale et pour expliquer les raisons qui ont conduit les testerins à donner ce nom de Mariolan à ce chemin.
Nous sommes le 5 janvier 1882 à Morcenx, le registre des mariages de cette commune enregistre le mariage de :
» Jean Mariolan, cantonnier des chemins de fer, âgé de 27 ans, né à Salles (Gironde) le 17 août 1854, domicilié à Morcenx, majeur fils de Arnaud Mariolan, 54 ans et de Jeanne Villetorte, 52 ans, tous deux propriétaires à Salles,
et Marie Bodet, sans profession, 20 ans, née à Morcenx le 14 décembre 1861, y demeurant, fille de Jean Bodet décédé à Morcenx le 7 août présente année et de Jeanne Chibracq propriétaire, 40 ans, domiciliée à Morcenx « .
Après la naissance à Morcenx, le 28 septembre 1882, d’un garçon nommé Jean, la Compagnie du chemin de fer du Midi offre au couple un double emploi de cantonnier- garde barrière à La Teste. Il s’agit du Passage à Niveau ou P.N. numéro 2-1 de Lagrua, situé route d’Arcachon.
La maison mise à la disposition de la famille Mariolan, contiguë au poste de garde barrière va accueillir un nouvel enfant : une fille Catherine Juliette dite Eva en famille, née le 27 janvier 1889, route d’Arcachon à La Teste.
Les recensements de la population de La Teste.
Plusieurs recensements permettent de localiser la famille Mariolan.
– 1891. Quartier » route d’Arcachon » :
Mariolan Jean, 37 ans, cantonnier, chef de famille
Baudet Marie, 30 ans, garde barrière, femme.
Mariolan, Raphaël, Jean, 8 ans, fils.
Mariolan Eva, 2 ans, fille.
– 1896. Quartier du » Lapin Blanc » :
Mariolan Jean, 41 ans, cantonnier, chef de famille.
Baudet Marie, 34 ans, garde barrière, femme.
Mariolan Raphael, 13 ans, dans profession, fils.
Mariolan Eva, 7 ans, fille.
Baudet Alphonse, 15 ans, serrurier, neveu.
– 1901. Quartier » Lagrua » :
Mariolan Jean, 45 ans, chef, Compagnie du Midi.
Baudet Marie, 39 ans
Mariolan Jean, 18 ans
Mariolan Marie, 11 ans.
Heureusement un article poétique, d’un acteur inconnu paru dans le journal « L’Avenir d’Arcachon » du 23 mai 1909, nous emmène faire une » Promenade Printanière » dans la » rue Saint-Elme « , la rue de mon enfance :
» On peut mettre trois heures pour aller à pied d’Arcachon à La Teste. Vous n’en croyez rien. Cependant la chose est véridique. J’en ai fait l’expérience avec un ami pas plus tard que lundi dernier.
Neuf heures du matin sonnent au beffroi de la ville. Déjà le soleil balançait ses rayons d’or, que traversait une brise rafraîchie par une ondée de la nuit précédente. Nous avons suivi le boulevard Deganne jusqu’à la rue Saint-Elme. C’est par là que nous entrons dans le désert, tout au moins en pleine campagne.
La rue Saint-Elme est un large chemin sans chaussées ni trottoirs, on y marche à pleins pieds dans le sable. A droite, le petit Hospice des vieillards, à gauche, un minuscule chalet en bois. La voie tourne et n’est plus bordée, à droite comme à gauche que par des jardins. Il paraît qu’on est toujours dans la ville d’Arcachon. On ne s’en douterait pas. Ni villas, nul chalet, nul magasin, nulle boutique, nulle voiture, nul piéton : c’est la solitude printanière d’un paysage agréable, pittoresque, esseulé, dominé en arrière-plan par la sylve de pins qui semblent même vouloir se faire oublier. C’est le royaume de Flore et de Pomone, c’est une paysannerie, une pastorale, c’est un Watteau.
Jardiniers et jardinières bêchent, sarclent, arrosent des champs de légumes. De ci, de là des ceps de vignes et des cerisiers, dont les fruits verts commencent à rougir. Il va revenir le temps où les amoureux : Font de cerises vermeilles
et des boucles d’oreilles
A droite de la rue Saint-Elme, on s’engage dans la rue des jardins, et l’on gagne ainsi l’Arregue-Blanque, vaste et large chemin également sablonneux et qui ramènerait à Arcachon en suivant à quelque distance la voie ferrée.
Mais par cette même Arrègue-Blanque dont on apprend le nom dans ce pays perdu, grâce à une modeste planchette en bois blanc et clouée sur le premier arbre venu au coin du carrefour, on tourne à gauche et l’on reprend la rue Saint-Elme qui, après avoir côtoyé les terrains boisés et prairies du Golf, conduit au deuxième passage à niveau de la voie ferrée que l’on franchit.
Il neige autour de nous des fleurs d’acacias.
A quelques pas plus loin, notre bonne fortune molle valut d’entrer dans les jardins de M. Gaffet. Là on se trouve, comme chacun sait au milieu d’une exploitation horticole et potagère du plus haut intérêt.
Nous nous arrêtons devant ces jolis arbres au feuillage très rouge (Prunjus Pisardi) dont les tons chauds et carminés tranchent si heureusement sur le vert des feuillages dans les bosquets de nombreuses villas. C’est en effet un genre de prunier qui porte même un petit fruit acidulé, mais moins intéressant sur ses touffes de vermillon. Au milieu de cent autres espèces d’arbres et d’arbustes, qu’il serait trop long d’énumérer, nous remarquons toujours dans cette vive couleur ponceau, le hêtre pourpre (Fagus purpurea).
Voici les weigelias chargés de leurs grappes de fleurs rouges et blanches, des spirées de divers genres et familles, des épines-vinettes, des tamaris, des sitéas, des grenadiers à fleurs et dont les feuilles lancéolées sont teintées de rouge, d’orange et de vert tendre. C’est que nous sommes là au milieu d’une propriété qui mesure, comme superficie, dix hectares tout en jardins. C’est au pied de la dune qui les protège des vents d’ouest que fut donné le 1er janvier 1878, le premier coup de bêche qui inaugurait leur création.
Ce ne sont, tout autour de nous, que pépinières d’arbres de futaye, de luxe et d’agrément, comme aussi d’arbres fruitiers de toutes essences.
Voici un château d’eau mû à la vapeur, et voici là-bas un autre élévateur mu par un moulin à vent, qui l’un et l’autre alimentent deux mille mètres de canalisation en fonte pour les irrigations. Ces deux réservoirs d’eau sont souterrainement reliés l’un à l’autre pour combiner un niveau constant.
Nous ne nous étonnons donc pas de voir devant une habitation rustique, plus de deux cents rosiers rares chargés de fleurs éblouissantes : vermeil, sang et feu, or et thé, opale ou carnation, à faire rêver leurs peintres immortels sur porcelaine Redouté ou St Jean.
Suivons les allées bordées d’innombrables carrés où mûrissent les célèbres » fraise du docteur Morère » la plus succulente qui soit, et un essai de la » fraise tomate « , la plus prolifique qui se puisse imaginer.
On nous dit que l’horticulteur-propriétaire de ces beaux jardins avait vendu, une année, pour cinq mille francs de petites fraises des quatre-Saisons.
Mais nous arrivons au quartier des melons. C’est le camp potager de la vieille-garde. Des centaines de monticules carrés en terre d’alluvion, semblent les bastions ou retranchements d’une place forte. Ce mode de culture est fort ingénieux, il a remplacé la dispendieuse et cassable cloche en verre par un châssis en bois pris dans le sol, sur le sommet du mamelon et recouvert d’une simple vitre blanchie à la chaux pour tempérer la brillante lumière solaire. Cette vitre est simplement posée, on la lève entre deux doigts, c’est le ciel du lit champêtre où croit un couple de melons.
Deux melons par chambre et c’est tout. Mais songez qu’il y en a comme cela deux mille pieds sous châssis : jugez quel travail et quelle production. Pour les protéger du froid des nuits, chaque châssis est pourvu d’un simple carré de toile noire, que fixe tout bonnement en bordure deux briques mobiles, c’est pratique, économique, d’un maniement facile et rapide.
Après l’horticulture que nous admirions tout-à-l’heure, cette culture maraîchère intensive nous a paru au même titre la plus digne de captiver l’attention.
Ne nous attardons point à contempler davantage tous les légumes admirablement cultivés, tous les produits de cette nouvelle terre de Canaan, dont parlent la Genèse, L’Exode et le Deutéronome de la Bible.
Et quand nous quittons ces glèbes plantureuses, mille fois plus utiles que les jardins suspendus de Sémiramis, quand nous suivons à travers champs le chemin que borde la Craste-Douce, aligné sur l’antique clocher de La Teste, quand nous traversons la paisible cité de l’Ancien Captal de Buch, et que mis en appétit par cette longue et captivante excursion, nous nous asseyons pour déjeuner, comme Don Quichotte et Sancho Pança dans une hôtellerie, qui a nom » Hôtel de France « , qu’il y a-t-il d’étonnant que nous ayons mis trois heures d’horloge pour nous rendre à pied d’Arcachon à La Teste. Midi sonne au beffroi de la Ville ! « .
Les évènements familiaux des Mariolan.
Les Mariolan demeurent à La Teste au même lieu que précédemment. En effet :
– le 20 octobre 1910 à Arcachon, se déroule le mariage de Raymond, Daniel Dupon, 25 ans, maître de chai à Arcachon, notre cousin, neveu de mon arrière-arrière-grand-mère : Françoise Dupon, avec Catherine Juliette dite Eva Mariolan, 20 ans, fille de Jean Mariolan cantonnier à La Teste et de Marie Bodet.
– le fils aîné Jean Mariolan, célibataire, décède le 28 mai 1911 à La Teste demeurant au quartier Lagrua.
Jean Mariolan, retraité à Arcachon.
– le 1er juillet 1914, est né à la Règue Blanque à Arcachon un garçon Jean, André Dupon, fils de Raymond et de Eva, le premier témoin est Jean Mariolan, grand-père de l’enfant, 60 ans, retraité domicilié à Arcachon.
Après une vie de labeur, Jean Mariolan vient de prendre une retraite méritée. Economisant sous après sous, Jean et Marie ont réussi à acheter à bas prix, un terrain à la Règue Blanque où ils ont fait construire leur maison de famille. Ce sera la villa Eva.
Pendant près de 30 ans, le cantonnier Jean Mariolan a entretenu les voies du chemin de fer sur la partie comprise entre le passage à niveau du Cours d’Esbiey et celui allant à la Place du Coum.
Pendant près de 30, Marie Bodet, son épouse a consciencieusement ouvert et fermé la barrière du chemin de fer du passage à niveau, numéro 2.
Pendant 30 ans Jean Mariolan a entretenu le chemin qui venait à la fois de l’Aiguillon et du centre d’Arcachon.
Par commodité, la population du quartier devait donner un nom au chemin qu’elle entreprenait chaque jour. Ce chemin qui desservait les jardins de La Teste prit le nom de son habitant, ce sera le Chemin de Mariolan.
La guerre et ses drames
Un mois après la naissance d’André Dupon, son père Raymond Dupon part au front à la guerre de 14-18, il meurt dans les combats le 9 avril 1915 à Lacroix sur Meuse, il a 30 ans.
Le Journal de Marche et Opération du 211e régiment d’infanterie fait » L’état des officiers, sous-officiers et soldats tués, blessés ou disparus aux combats du 9 avril 1915 :
Pour la 23e compagnie on lit : » numéro matricule 19582 Dupont Raymond, disparu, lieu de naissance Arcachon Gironde « .
Ce ne fut que le 14 août 1915, que le 11e régiment d’infanterie qui assure l’administration du 211e R.I. remet la somme de 150 francs à Madame Dupon.
La fiche matricule indique que Raymond Dupon est décédé à l’ennemi le 9 avril 1915 à Lacroix sur Meuse à l’âge de 30 ans.
Le corps de Raymond Dupon repose donc bien à la nécropole de Lacroix-sur-Meuse, c’est la tombe 628, son nom y est inscrit. Son fils Jean Dupon sera pupille de la Nation, la famille veillera sur lui. Il sera apprenti, puis charpentier chez son cousin par alliance Abel Guérin, mon grand-père maternel.
L’Avenir d’Arcachon, notre journal local écrit dans son édition du 3 avril 1937 :
» Nous apprenons avec plaisir que notre compatriote André Dupon vient d’obtenir pour divers travaux de charpente la médaille d’or de la chambre des métiers d’Angoulême où il accomplit son service militaire.
Nous adressons nos sincères félicitations à André Dupon et à son patron M. Abel Guérin, entrepreneur rue Saint-Elme pour cette haute récompense qui les honore tous deux, après neuf ans d’application dans ce métier délicat ».
Catherine Mariolan se remarie
Le mariage a lieu à Arcachon le 22 novembre 1921 :
Laurent dit Élie Labadie, employé des chemins de fer du Midi, né à Sabres (Landes), 35 ans, domicilié à Arcachon et Catherine Juliette dite Eva Mariolan, veuve de Raymond Dupon, employée des chemins de fer du midi, 32 ans fille de feu Jean Mariolan et de Marie Bodet sa veuve, Marie Madeleine Labadie,
Nous devons remercier Bernard Dutein un « Pirelon » arcachonnais pour l’historique de la garde barrière du chemin de Mariolan et du quartier testerin de la Règue Verte. On peut simplement ajouter que la villa « Eva » 53 avenue de la Libération à Arcachon, est occupée actuellement par un descendant de la famille Mariolan, Denis Riffaud.
